11.10.2009

Parachutage de Jean Sarkozy à la Défense !

jean.jpgJean Sarkozy, le deuxième fils du président de la République devrait très prochainement être élu à la tête de l’EPAD. « Jean Sarkozy, patron de la Défense » titrent les journaux. Plus aucun doute, ce n'est qu'une question de « formalités », et pourtant, il me semble qu’il y a un vote… ?

 

En 2009, lorsqu’on porte un tel patronyme, tout cela c’est effectivement seulement question de «  petits détails » et ça se fait en quelques étapes. Ca commence par un petit jeu de chaises musicales. En effet pour être « élu », il faut faire partie du conseil d’administration et par chance Patrick Devedjian – le président actuel de l’EPAD - se trouvait dans la limite d’âge et laisse donc sa place. Et il ne reste plus qu’à se faire designer par les amis de papa et l’affaire est dans la poche.

 

Rappelons que l’EPAD c’est le premier quartier d’affaires d’Europe qui brasse des milliards d’euros chaque année. Alors on peut légitimement se demander dans quelle mesure un étudiant de 23 ans en deuxième année de droit peut assumer de telles responsabilités. Patrick Devedjian justifiait cela par le fait qu’'"aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années", Sarkozy a souvent dit que pour lui « seule la compétence compte » et le principal concerné demandait à ce qu’on le juge sur ses actes. Mais de quels actes voulait-il nous parler ? Il est déjà notamment conseiller général des Hauts de Seine, et on se souvient des images de lui lors des réunions qui pour savoir quoi voter, regarder les collègues…

 

Sans compter que l’EPAD, c’est un système où les passe-droits règnent en maitre, avec des méthodes discutables. Alors il est clair que si le clan Sarkozy a parachuté le « petit » à la Défense c’est stratégique.

Premièrement, comme le maire de Nanterre le soulignait « au-delà des questions d'aménagement, il s'agit bel et bien d'assurer la pérennité du clan et de verrouiller les organes de décision de tout le secteur ». On sait tous que Nicolas Sarkozy a gagné la présidence grâce à l’influence de son large réseau politico-médiatico-financier (Bouygues, Bolloré, Dassault, Lagardère…). Donc c’est une simple extension de réseau.

Deuxièmement, cela est fait dans l’idée d’imposer le fils cadet dans la vie politique française pour à terme le présenter aux présidentielles. Ca a marché avec le clan Bush aux Etats-Unis, pourquoi pas en France ?

 

Alors oui, ça fait du bruit en France. A tel point qu’une pétition qui lui demande de « renoncer de postuler à la présidence de l’EPAD" a deja rassemblé pas moins de 4000 signatures et je vous recommande à le faire (ici). Mais surtout, cela prouve une énième fois que les us et coutumes du clan qui rappele fortement l’époque de Napoléon III où la corruption faisait la loi…

10.10.2009

Barack Obama et son Prix Nobel de la Paix

2009-10-09T114449Z_01_APAE5980WMT00_RTROPTP_3_OFRTP-NOBEL-PAIX-OBAMA-20091009.JPGCe vendredi, à la surprise générale, le comité d'Oslo a attribué le prix Nobel de la Paix 2009 à Barack Obama. Ainsi, il est récompensé pour sa vision diplomatique, qui favorise le dialogue entre les peuples, qui milite en faveur des droits de l'Homme et de la tolérance... et surtout qui est en rupture avec l'administration Bush !

 

Les félicitations apleuvent du monde entier, mais cela a crée la surprise générale, et à commencer par le premier interessé. En effet, moins d'un an (8mois) après son installation à la Maison Blanche, il se voit recompensé pour sa vision et ses certes très bons discours, et cela il faut l'avouer est pour le moins peu habituel.

 

Le prix apparait donc politique. Plus qu'une récompense, un encouragement pour sa politique à un moment où il se voit dans une mauvaise passe. Le comité avoue d'ailleurs vouloir favoriser chaque année dans ses choix une certaine politique internationale. C'est parfaitement légitime et surtout normal.

Mais il est important de tirer des leçons du passé. Dès que j'ai appris cette nouvelle, en voyant "comité d'Oslo" j'ai pensé "aux accords d'Oslo" conclus par le président américain de l'époque Bill Clinton. On parlait d'une grande avancée, les éloges ne manquaient pas. Et quelques années plus tard, la deception a été au rendez-vous.

 

Donc ce prix nobel sucite - à juste titre - des interrogations. Peut-on recompenser un individu pour des paroles ? N'aurait t-on pas gagner à attendre ? Dans quelle mesure peut-il etre politique ? Et surtout c'est une remise en cause du prix nobel en lui-meme : n'est t-il pas avant tout un prix que l'on reçoit en recompense de travaux et actes exceptionnels ?